Semaine 47 (Birmanie)
Semaine 47 (Birmanie)

A Thanbyuzayat nous visitons un cimetière anglais de la deuxième guerre mondiale. En 42 la Birmanie faisait encore partie de l’empire britannique. Le Japon et son empereur Hirohito avait envahi la plupart de l’asie du sud est, en passant par la Chine jusqu’à Singapour, dont la Birmanie. D’âpres combats ont eu lieu ici.

Semaine 47 (Birmanie)
Semaine 47 (Birmanie)

Nous apprecions la petite ville de Ye où nous restons plusieurs jours. La proximité avec la mer nous permet de manger des plats de poissons, crustacés...

Alors que nous visitons une pagode, nous rencontrons Nana, un moine qui nous propose de faire un tour de la ville. Nous acceptons avec plaisir. Juste avant de partir, une question le tracasse... sommes nous musulmans? Notre réponse négative le rassure. Nous pouvons partir nous balader...

En Birmanie presque tous les hommes sont moines une fois. La durée varie entre 7 jours à une vie. Nana a bientôt fini son "service", la semaine prochaine il sera moine depuis un an. Il va pouvoir retrouver sa femme et sa fille de 10 ans.

Sur la route les villageois le saluent en quittant leurs chaussures. Il rencontre son ancienne institutrice de primaire. Elle tombe à genoux pour le saluer. La religion est très importante au Myanmar. Nous en sommes bouche bée.

Semaine 47 (Birmanie)
Semaine 47 (Birmanie)

Nous sommes dans la région Mon qui était historiquement séparée du Myanmar du nord. Ici les locaux refusent de se considérer Birmans. Ensemble, ils parlent leur propre langue. Dans le passé des mouvements indépendantistes ont été fermement réprimés. Le sud de la Birmanie était d’ailleurs interdit au tourisme jusqu’à assez récemment.

Semaine 47 (Birmanie)

Une équipe de boxeurs pro arrive de Bangkok. Ils séjournent dans notre hotel. Pour le jour national du peuple Mon, la ville organise un festival et un grand tournoi de boxe. Un stade de boxe 100% construit en bambou par les locaux est installé à 500m de chez nous.

Les boxeurs sont macédoniens, espagnols, brésiliens, kazaks. Tous sont venus exercer leur profession en Thailande, qui est la référence mondiale de leur sport. Ils sont venus affronter des birmans. Ici en Birmanie les règles sont différentes: pas de gants, tous les coups sont autorisés même avec la tête, le perdant sort au bout du 2ème ou 3ème KO. S’il n’y a pas de KO, le match est déclaré nul. C’est du street fight nous disent les boxeurs en rigolant!

Semaine 47 (Birmanie)

On nous invite à suivre l’espagnol pendant "l’avant pendant et après" du match. Nous découvrons avec curiosité le monde de la boxe. L’équipe est très ouverte et sympathique.

Après la préparation, vient l’heure du combat. Le stade fait de bambou est une véritable arène. Les birmans sont entassés par centaines en hurlant. Le présentateur crache dans une vielle sono grésillante. La musique traditionelle est déconcertante. Il fait chaud moite. Les boxeurs étrangers n’ont jamais vu ça! Ils perdent tous leurs combats respectifs.

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Le public birman est en liesse...un des leurs a mis la patée à un étranger. A un certain point, on se demande presque si cette affaire ne serait pas un peu arrangée afin de nourrir le patriotisme du peuple. En tous cas les boxeurs repartent à Bangkok avec certes des blessures (arcade fracturée, oeil enflé, paupière fissurée) mais aussi une belle enveloppe de 1000/1500 dollars chacun....c’était la carotte pour accepter de faire 15h de minibus sur les routes défoncées du Myanmar et se faire éclater la figure sans gants!

Semaine 47 (Birmanie)

Nous rejoignons Dawei . Nous parcourons 70km en vélo, suivis de 100km en stop.

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